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La faune sauvage abondante compose la nourriture des vautours.
Le climat et la végétation sont aussi favorables à l'installation des vautours.
Les formes du relief rendent possible l'envol et le refuge du vautour.
Une représentation partielle de vautour à une époque plus récente et plus froide (vers -10000) figure parmi les bouquetins et les isards du rocher gravé de Fornols-haut (Pyrénées Orientales).

> La muséographie
Les vautours des causses

Des forêts de pins sylvestres et de chênes colonisaient les versants. Sur ces plâteaux ces mêmes espèces s'imbriquaient avec de grandes étendues de pelouses à graminées.

C'est la structure du paysage qui a rendu leur installation possible :

- leur envol est gouverné par les courants ascendant qui se forment quand les parois se chauffent au soleil.

- ils trouvent refuge dans les palliers inaccessibles des corniches rocheuses qu'ils utilisent comme site de nidification.

La faune sauvage contemporaine, et de nombreuses autres espèces, qui disparaîtront par la suite, composent la nourriture des vautours, notamment les chevaux sauvages, gibiers favoris des groupes d'hommes préhistoriques qui fréquentent les hauts plateaux.

Les premières traces certaines de l'existance des vautours remontent vers -70000 ans (grotte de Hortus), quand les humains ont encore très peu modifié le milieu.

Quelques millénaires plus tard : une flûte en os de vautours, comtemporaine de l'époque des menhirs et des dolmens, témoigne de cette vie commune qui durera jusqu'au début XXème siècle.